Le regard flottant sur le fleuve qui a avalé Eduardo Malpica, Chloé Dugas évoque la mémoire du disparu à l’imparfait et au futur simple. Le chagrin à petit feu est un sentier escarpé, où de nombreuses questions restent en suspens. Et les réponses qu’offrent les autorités laissent à la survivante un goût amer. Tout comme la nouvelle de la découverte du corps de son bien-aimé, que la police lui a annoncé une minute ou deux avant de rendre la chose publique. «Quel manque d’humanité», souffle-t-elle.
